Tableau de budget de trésorerie : le modèle Excel pour anticiper les découverts

tableau de budget de trésorerie
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La trésorerie est le pouls de toute entreprise. Sans visibilité sur les encaissements et décaissements à venir, un chef d’entreprise risque de se retrouver en difficulté même si son activité est rentable sur le papier. Ce guide détaille une méthode pragmatique pour construire un tableau de trésorerie mensuel sur 12 mois, avec des bonnes pratiques, des formules simples et des actions correctives en cas de tension.

Notions essentielles

Avant de commencer, il est important de maîtriser quelques notions de base :

  • Solde initial : la trésorerie disponible au 1er jour de la période (banque, caisse).
  • Encaissements : toutes les rentrées d’argent prévues (paiements clients, subventions, produits financiers, ventes d’actifs).
  • Décaissements : toutes les sorties d’argent prévues (achats fournisseurs, salaires, charges sociales, impôts, loyers, investissements).
  • Solde final : solde initial + encaissements – décaissements. Ce solde sert de solde initial pour le mois suivant.

Méthode pas à pas pour établir votre tableau

  1. Collecter les données d’ouverture : relevé bancaire, factures clients en attente, échéances fournisseurs et calendrier fiscal.
  2. Estimer les encaissements mois par mois : tenez compte des délais de règlement réels de vos clients (30, 45, 60 jours) et des saisonnalités.
  3. Lister les décaissements fixes et variables : différenciez ce qui est incontournable (salaires, loyers) de ce qui peut être ajusté (achats, investissements).
  4. Construire le tableau sur 12 colonnes mensuelles avec des lignes pour chaque poste important et des sous-totaux.
  5. Calculer automatiquement le solde mensuel avec des formules : soldefin = soldeinit + totalencaissements – totaldécaissements.
  6. Tester plusieurs scénarios : scénario de base, pessimiste (retard d’encaissement, baisse de ventes), optimiste (entrée de commandes, réduction de coûts).

Structure recommandée du fichier

Pour garder votre fichier lisible et maintenable, séparez clairement les espaces de travail :

  • Feuille Données : solde initial, liste des clients et fournisseurs, hypothèses (délais de paiement, taux d’escompte).
  • Feuille Trésorerie : tableau principal sur 12 mois avec regroupement par nature de poste et formules de calcul.
  • Feuille Scénarios : variantes pessimiste/optimiste et comparatif des soldes mois par mois.
  • Feuille Actions : plan de mesures à prendre si le solde passe sous un seuil critique (relance, négociation, recours crédit).

Conseils pour fiabiliser les prévisions

  • Segmentez les encaissements par client et par date estimée plutôt que par date de facture.
  • Maintenez un poste « imprévus » ou marge de sécurité de 5 à 10 % des décaissements mensuels pour absorber les écarts.
  • Mettez à jour le tableau au minimum chaque mois ; idéalement toutes les semaines si l’activité est volatile.
  • Automatisez l’import des relevés bancaires et des factures si possible pour réduire les erreurs de saisie.
  • Suivez quelques indicateurs simples : DSO (délai moyen de paiement client), délais fournisseurs, solde de trésorerie moyen.

Exemple chiffré simplifié (illustration sur 3 mois)

Mois Solde initial Encaissements Décaissements Solde final
Janvier 5 000 € 10 000 € 11 000 € 4 000 €
Février 4 000 € 8 000 € 10 500 € 1 500 €
Mars 1 500 € 6 000 € 9 000 € -1 500 €

Dans cet exemple, un retard d’encaissement au troisième mois entraîne un découvert. L’intérêt du tableau est de révéler tôt ces tensions afin de mettre en oeuvre des mesures préventives.

Actions préventives et correctives

Lorsque le modèle montre un risque de découvert, plusieurs leviers peuvent être actionnés :

  • Relancer les clients et proposer des remises pour paiements anticipés ou des échéanciers.
  • Négocier des délais ou des étalements avec vos fournisseurs pour lisser les sorties de trésorerie.
  • Reporter ou phaser les investissements non urgents.
  • Solliciter une facilité de caisse, un découvert autorisé ou une ligne d’affacturage auprès de votre banque.
  • Réduire temporairement les coûts variables et optimiser les stocks pour libérer de la trésorerie.

Gouvernance et fréquence de suivi

La qualité d’un tableau de trésorerie dépend autant de la méthode que de la rigueur de son actualisation. Désignez une personne responsable de la mise à jour, planifiez une revue mensuelle avec le dirigeant et définissez des seuils d’alerte (par exemple 10 % du chiffre d’affaires mensuel ou un solde minimum). En cas d’alerte, réunissez rapidement l’équipe financière pour valider les mesures correctrices.

Construire un tableau de budget de trésorerie sur 12 mois est un exercice essentiel et accessible. En combinant des données fiables, des scénarios et une gouvernance claire, vous gagnez en visibilité et en capacité d’anticipation. Commencez par un modèle simple, adaptez-le à votre activité et privilégiez une mise à jour régulière : mieux vaut repérer un point de tension à l’avance que le subir sans solution.

Plus d’informations

Comment faire un budget de trésorerie ?

Faire un budget de trésorerie, c’est d’abord calmer la panique du vendredi soir. On crée un tableau prévisionnel de trésorerie, on liste encaissements futurs et décaissements à venir, on calcule le solde mois par mois et on compare les prévisions aux chiffres réels de l’activité. J’aime dire, commence simple, puis complexifie. Ajoute les charges fixes, les ventes anticipées, les délais de paiement, un coussin de sécurité. Et surtout, révise chaque semaine, discute en équipe, ajuste. Ça évite les trous et rend la boîte plus sereine. On progresse, petit à petit, et on s’améliore, vraiment.

Comment faire un tableau de trésorerie ?

Le tableau de trésorerie, c’est l’outil qui vous dit si la boîte respire ou suffoque. Si l’entreprise est déjà en activité, partez des dépenses et recettes prévues, puis ajoutez les nouvelles entrées mois par mois. Précisez dates d’encaissement, délais fournisseurs, salaires et impôts. Faites simple au départ, un Excel clair, puis automatisez si besoin. Testez avec des scénarios pessimiste et optimiste, identifiez les périodes sensibles, préparez un plan d’action. En réunion, partagez le tableau, expliquez les hypothèses, demandez des retours. On avance mieux ensemble, et la trésorerie devient moins mystérieuse. Un bon tableau évite les surprises et sauve des nuits.

Qu’est-ce qu’un tableau de trésorerie ?

Un plan de trésorerie, ou tableau de trésorerie, c’est le carnet de bord financier du projet. On y porte tous les encaissements et décaissements que l’entreprise va réaliser dans les prochains mois, mois par mois. Il révèle les trous de trésorerie à combler, les moments de confort, et guide les décisions opérationnelles. Pour un créateur, c’est salvateur ; pour une équipe en place, c’est le reflet de la réalité financière. Tenir ce tableau, c’est prévoir, ajuster, et dialoguer avec sa banque ou ses partenaires. Et surtout, ça force à regarder les chiffres en face. On apprend, on corrige, vraiment souvent.

Quels sont les 4 types de budget ?

Il existe quatre types de budgets courants, chacun avec ses forces et faiblesses. Le budget incrémental, simple, reprend l’existant et ajuste un pourcentage. Le budget basé sur les activités, plus fin, alloue les coûts à chaque activité pour comprendre où on dépense vraiment. Le budget de proposition de valeur, stratégique, relie dépenses et valeur client pour prioriser. Enfin, le budget à base zéro oblige à justifier chaque dépense depuis zéro, radical mais révélateur. Choisir, c’est souvent mixer selon la maturité et les objectifs de l’entreprise, et tester pour apprendre. Commencez simple, adaptez et gardez l’œil sur les résultats, régulièrement ensemble.

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